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Dernière mise à jour : 20.08.2013
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Publié le 20/08/2013 à 23:25 par madealone Tags : background

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Publié le 22/02/2012 à 01:58 par madealone Tags : blog

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[Avis à chaud] Le livre d'Eli de Allen et Albert Hughes

Publié le 31/01/2010 à 17:18 par madealone Tags : Book of Eli madealone Denzel cine cinema movie

 

 

Intro
Cela fait maintenant 8ans que les frères Hughes ont délaissé le cinéma. Depuis « From Hell » l’adaptation du roman graphique d’Alan Moore sur Jack l'éventreur en 2002, les frangins avaient pour ainsi dire complètement déserté. Seul Allen ce tourna vers le petit écran en réalisant quelques épisodes de la série « Les forces du mal » ainsi qu’un petit court pour le projet « New York I love you ». Mais le duo revient en force cette année avec leurs cinquièmes longs métrages, « Le livre d’Eli » et il faut croire qu’en 8ans les frères Hughes ont pris de la bouteille !

« Il était une fois »
Car même si « From Hell » était un film assez bancal il n’en restait pas moins très intéressant et laissait entrevoir un duo de réalisateurs sur lequel il fallait compter à l’avenir. Et on ne s’était donc pas trompé tant leur dernière œuvre surfant sur les films post-apocalyptiques / fin du monde du moment tels que 2012 ou « La route » apparaît comme étant un somptueux conte pour adulte à la fois un temps soit peu déroutant dans son fond et magistral dans sa forme.
L’histoire place le personnage d’Eli (Denzel Washington) dans un monde complètement ravagé par une guerre à l’origine inconnu où la civilisation se retrouve plongé dans le chaos. L’être humain ayant perdu toute croyance, tout sens moral se retrouve à n’être réduit qu’à une seule chose, survivre. Eli dit être chargé d’une quête, celle de voyager vers l’Ouest pour ramener un mystérieux livre, seulement, un autre homme du nom de Carnegie (Gary Oldman) convoite ce même livre pour l’utiliser à ses fins personnelles.
Soyons clair d'emblée même si « Le livre d’Eli » marche sur les mêmes traces que Viggo Mortensen et Kodi McPhee dans le magnifique mais très difficile film « La route » de John Hillcoat il reste malgré tout un produit plus « gentil », calibré et commercial. Avec Joel Silver à la production (Les Matrix, Esther, Speed Racer et prochainement Wonder Woman) l’anticipation n’est pas vraiment la bienvenue et dans « Le livre d’Eli » on se retrouve donc avec nos deux héros portant des Ray-ban sur le pif (parce-que n’empêche sa fait classe) une bimbo (Mila Kunis toute propre) ainsi que son lots de séquences d’action obligatoire très esthétique.

Réalisation :
En parlant de séquences d’action il faut avouer que les frères Hughes ce sont amusés comme des petits fou. Piquant ici et là leurs références chez « Blade » où encore « Les fils de l’homme », les frérots nous gratifie de quelques scènes d’action assez sympa et franchement percutante sans vraiment tombé dans la surenchère. Le rythme du film est suffisamment bien rendu sans pour autant que l’on ne se perde dans des scènes d’actions inutile que Joel Silver a parfois l’habitude de céder. En réalité c’est ici que « Le livre d’Eli » tire son épingle du jeu dû en grande partie à nos deux réalisateurs qui ont su garder un côté sobre et en même temps très stylisé sorti tout droit des meilleurs films de Western. La caméra des frères Hughes ce retrouve pratiquement constamment en mouvement perpétuel, invitant le spectateur à visiter ce qu’il reste d’un monde monochrome plongé dans le néant. Côté technique il est clair que le film est au carré, les frères Hughes soigne parfaitement leurs cadres et Don Burgess (chef op sur les films de Robert Zemeckis) aide toute cette petite entreprise à dépeindre des plans somptueux grâce à une photographie saisissante !
Concernant les comédiens Gary Oldman « fait » du Gary Oldman, d'ailleurs sans vraiment innover dans son jeu il nous rappel assez bien Zorg, le personnage qu’il interprète dans « Le Cinquième élément ». Mila Kunis et Jennifer Beals tiennent les deux seules grand rôles féminin du film, sans valeurs ajoutée elles ce montrent néanmoins convaincantes et enfin l’une des véritables forces du film est bien sûr le personnage d’Eli joué par un Denzel Washington qui n’a jamais été aussi iconique depuis le « Man on fire » de Tony Scott.

Conclusion (attention petit spoiler) :
Il est certains que « Le livre d’Eli » départagera radicalement son public tant le fond de l’histoire peut effectivement gêner limite choquer les plus athéistes. Car oui le film parle de religions et pas seulement d’UNE religion comme apparemment certaines personnes ou critiques l’auraient mal interprété et oui il peut néanmoins facilement tomber dans le gag « catholico-ringard » au puritanisme primaire. Mais en réalité le « Livre d’Eli » parle de la reconstruction d’un monde anéanti et amène justement les spectateurs à ce poser la question : Quelles choses peuvent contribuer à reconstruire l’humanité ? » Une reconstruction qui passe forcément par la connaissance et le savoir que le personnage interprété par Denzel Washington pense détenir dans le fameux livre qu’il protège au péril de sa vie.
C’est probablement ici que les frères Hughes risque de perdre une partie de leurs public mais on ne peut s’empêcher de trouver auprès de cette œuvre une sorte de fascination déjà par rapport à l’univers et la réalisation des frères Hughes très graphique se rapprochant indéniablement de l’univers de la BD. Chaque plan, chaque traveling est finement étudié afin de servir l’histoire, aucune image du film n’est de trop ce qui aurait pu être un piège facile dans lequel les frangins auraient pu tomber. Pour finir, « Le livre d’Eli » est un film qui fonctionne vraiment en double tranchant car le dénouement pourra obligatoirement en agacer plus d’un, pour d’autres ce sera une bonne occasion d’échanger quelques idées. A partir du moment où certains aprioris sont forcément mis de côté, la dernière œuvre des frères Hughes reste un bon petit road-movie entre SF et films de Western superbement réalisé avec un Denzel Washington vraiment parfait. Sur le fond en revanche, il est clair que le « Livre d’Eli » ne laissera personne indifférent et c’est peut-être la véritable force du film en fin de compte.


Article rédigé par Vincent N.Van

[Avis à chaud] Avatar de James Cameron

Publié le 11/01/2010 à 03:26 par madealone Tags : Cameron Avatar James Cameron cine cinema imax 3d madealone made alone

 

 

Notre avis ne contient aucun spoiler sur l’histoire du film.

Introduction :
Afin de nous faire pardonner notre absence, l'équipe Madealone vous propose de commencer cette nouvelle année 2010 avec le nouveau film de James Cameron. Douze ans après Titanic voilà que notre metteur en scène de folie à qui l’on doit les indéniables Aliens, Terminators, True lies, Abyss…se décide enfin à revenir derrière la caméra pour nous présenter un projet du nom de Avatar. Projet qui durera en tout et pour tout 3ans et qui pèse pas moins de 330 millions de dollars !

L’univers et l’immersion visuelle :
On connait tous James Cameron pour ce qui est des grands rendez-vous en matière de films à grand spectacle. Il est étonnant ici de voir à quel point Cameron n’a pas changé en douze ans d’absence tant au niveau de la création et de l’inauguration des derniers SFX du moment que de son amour pour le cinéma des années 90. Avatar, en dehors de ses effets spéciaux est tout ce qu’il y a de plus banal ce qui est un comble pour un projet d’une tel envergure que l’on comparait déjà à l’univers de George Lucas pour sa richesse mais nous y reviendrons.

Annoncé depuis sa mise en chantier comme étant la prochaine étape vers le cinéma de demain, Avatar parvient à tenir ses promesses tant l’impression d’inédit en matière d’effets spéciaux est présente tout aux long du film. Peut on parler pour autant de Révolution ? (terme ô combien galvaudé par les distributeurs depuis plus d’une décennie) Disons plutôt que Cameron est parvenu à perfectionner le travail entreprit par Zemeckis ces dernières années. Il choisis intelligemment de ne pas livrer un film entièrement en images de synthèses mais de garder les performances d’acteurs lorsque le rôle le permet. Il évite ainsi la froideur et le côté factice des marionnettes numérique (voir Beowulf). La performance capture y est ici remarquable, ne trahissant pas le jeu des acteurs et laissant transparaître ce petit surplus d’humanité qui faisait défaut jusque alors à la discipline. Il est désormais possible depuis Avatar de souligner la juste interprétation d’un comédien alors même qu’il n’apparaît dans le film que sous la forme de son double numérique. Comme Zoe Saldana (Neytiri) inscrivant sont personnage dans la continuité des Sarah Connor ou Ripley si chère a Cameron, Sigourney Weaver (qui devient définitivement un mythe pour tous les amoureux de SF) y apparaît elle sous ces deux formes (humaine et son avatar) sans que jamais son jeux ne sois trahi et enfin Sam Worthington qui confirme après Terminator Renaissance qu’il faudra compter sur lui à l’avenir.

Même si de légers défauts viennent ici et la nous rappeler que Pandora n’existe pas (problèmes d'incrustes, des Na’Vi parfois un peu raide dans leurs déplacements…), il n’est pas rare de se prendre à espérer un jour pouvoir poser le pied sur cette planète. Cameron réussi à nous faire croire à l’incroyable univers d'Avatar (les montagnes flottantes, la végétation luxuriante, l’interaction entre les êtres…) Ajouter à cela un bestiaire impressionnant et vous obtenez LA claque technique de cette fin de décennie. Si Avatar possède effectivement une qualité visuel hors du commun, il n’en est pas de même pour son scénario.

Un air de « déjà vu »
L’un des soucis majeur de James Cameron dans Avatar réside dans le fait qu’il peine à donner une réelle dimension psychologique à ses personnages. Beaucoup trop enfermé dans une sorte de carcan cinématographique que l’on ne connaît décidément que trop par cœur dans le cinéma, Cameron nous « inflige » malheureusement pendant près de 2h une histoire et une thématique qui auraient méritées d’avoir plus de relief et d’ambigüité compte tenu des événements qu’elles racontent et surtout du contexte dans lequel il les met en scène. Dans Avatar la race humaine est purement et simplement irrécupérable, les Marines sont tous des salauds de première catégorie qui ne pensent qu’à buter ces pauvres Na’Vi qui sont en fin de compte beaucoup plus humains que nos crânes rasés sans cervelle comme les surnomme le héros. Démonter les arbres de Pandora c’est mal et pas très écolo parce-que la planète abrite les anciens esprits…bref, Cameron ne nous épargne absolument rien, prenant le choix de tout nous expédier en pleine figure sans aucune retenue et encore moins de finesse. La preuve que le cinéaste malgré les années conserve encore cette candeur qu’il a toujours plus ou moins laissé transparaitre à travers ses films mais pour un tel projet, le réalisateur de Terminator aurait pu et aurait du prendre un minimum de risque et allez plus loin !

Manquant de profondeur pour un projet d’une tel envergure est juste frustrant, et ce même pour une œuvre qui s’inscrit dans la plus pure tradition des films classiques du cinéma des années 90. A l’image du général incarné par Stephen Lang, grand guignolesque au possible, jouant dans la caricature la plus extrême du méchant, Cameron ne prend absolument aucun risque. Il aurait été préférable qu’il confie la base de son bébé directement à d’autres scénaristes. Imaginez ce qu’aurait apporté Alex Garland (Sunshine) ou même les Nolan brothers (The Dark knight, Memento) à Avatar en plus de la démonstration technique, organique et visuel du film qui sont ici quasi-irréprochables.

La bande son, la composition :
Il est clair qu’au niveau de l’aspect sonore du film, Avatar met vraiment nos sens en éveil. De la plante la plus insignifiante jusqu'à la grosse bébête qu’abrite la foret de Pandora, tout parait authentique et vraiment proche de « l’organique ». De notre siège on arriverait presque à respirer l’air de Pandora, à sentir la terre sous nos pieds tant le travail s’avère être colossal mais il n’en est pas de même pour la bande originale.

On sait pertinemment que dans chaque nouveau projet de James Cameron la composition du film est importante et joue vraiment un rôle primordial. Or, il se trouve que le talent de James Horner à du être aux abonnés absents durant le projet. Aliens, Braveheart, Titanic…chaque notes de Horner seront à jamais imprégnées dans les mémoires des cinéphiles mais bizarrement sur Avatar nous ne retiendrons aucun thème bien précis tant l’instru « générique » ne fait seulement qu’accompagner les séquences. Pourtant, Horner avait trouvé une voie différente et très agréable dans « Le Nouveau monde » de Terrence Malick et « Apocalypto » de Mel gibson mais ici aucune originalité. Pas une once de raffinement ni même de charme, aucun thème qui ne ressorte vraiment des autres, on croirait parfois réentendre la bande originale du Roi lion !
Manquant cruellement d’inspiration et apparemment de temps (il est resté sans un montage de travail pendant près de 18 mois), Horner n’hésite pas à réutiliser ses thèmes déjà composé dans l’urgence pour « Troie » de Wolfgang Petersen. Voyez les similitudes flagrantes de « The destruction of hometree. » d’Avatar et « Achilles Leads The Myrmidons » de la bande originale de Troie pour les plus aguerris !

Conclusion :
Il est certain qu’Avatar marque clairement de son empreinte une évolution technique évidente en matière de réalisation et que (peut-être) le cinéma de demain se retrouvera derrière James Cameron et le désignera comme étant le précurseur de cette technologie. Le plus dommageable en réalité c’est que cette prouesse technique ainsi que l’univers du film soient utilisés sur une base scénaristique limitée, pompée sur différents films comme « Pocahontas » ou « Danse avec les loups » et on ne parle même plus d’inspiration mais carrément de copie conforme. Nous en voulons tellement à Cameron d’avoir été aussi « soft » avec Avatar car il avait tellement matière à aller encore plus loin dans la psychologie de ses personnages, à rendre son film encore plus fort, plus mature et moins lisse à l’image de la séquence où Jack maigri à vu d’œil ! Mal rasé, crasseux oubliant de nourrir et de prendre soin de son véritable corps, il y avait ici matière à donner au film une vraie dimension dramatique et une répercussion psychologique sur le personnage. Toutes les parties ou Jack sort de son caisson, subissant ses allées et venues perpétuelles sont beaucoup plus intéressantes hélas, ce genre de point parmi tant d’autres ne sont que esquissés ou masqués par la beauté de Pandora et la candeur du cinéaste.

Obligé d’amputer son film pour répondre aux attentes du studio, une version longue non-censurée de l’œuvre est prévu pour la sortie du Bluray/DVD. Et il est vrai que le début d’Avatar ressemble à une espèce de grosse bande-annonce tant les coupes s’avère flagrantes. On sent le cinéaste partagé préférant vite aller à l’essentiel n’hésitant pas à sacrifier quelques personnages en cours de route comme la pauvre Michelle Rodriguez.
Pour finir, sachez enfin que le(s) auteurs de ces lignes ne sont pas juste « blasés » voulant absolument échapper à la conscience collective ultra positive qui règne autour d’Avatar. C’est juste ce sentiment de déception qui vient du fait que l’on aurait tout simplement aimé vivre et assister à un vrai film de SF « réellement » innovant. Derrière Avatar et ses effets spéciaux ce cache un film au scénario (trop) banal qui pourrait sans problèmes s’inscrire dans la droite ligné des films de « Walt Disney ».
Après douze ans d’absence, le dernier film de James Cameron n’est certainement pas son chef d’œuvre et encore moins LE film de la fin de l’année 2009. A titre de comparaison nous lui préférons le « District 9 » de Neil Blomkamp (véritable prouesse technique et cinématographique pour 300 millions de dollars en moins). Mais Avatar reste néanmoins une œuvre sympathique dûe (seulement ?) en grande partie à ses SFX de hautes volées et l’univers unique et sensoriel créer par James Cameron.

Par N.Van / Olivereau

[Avis à chaud] Uncharted 2 : Among Thieves

Publié le 23/10/2009 à 17:56 par madealone Tags : Uncharted drake among thieves test jeux jeuxvideo aventure PS3
Avant de commencer sachez que vous ne trouverez dans ce texte aucun spoiler par rapport au scénario du jeu, je n’irai donc pas plus loin que la description de quelques niveaux/personnages mais seulement dans les grandes lignes pour que vous puissiez découvrir Uncharted 2 comme il se doit.


Introduction :
Après un premier volet réussi malgré quelques petits points noirs, Naughty Dog, responsable des « Jack and Dexter », « Crash Bandicoot » et plus récemment de leurs nouvelle franchise « Uncharted » remettent naturellement le couvert et nous propose de revivre une nouvelle aventure aux côtés de Nathan Drake, devenu « l’Indiana Jones » de notre génération dans Uncharted 2 : Among Thieves.
Il était particulièrement important pour nous de vous parler d’Uncharted 2 tout simplement parce que nous n’avions jamais vu et vécu un jeu qui se rapprochait aussi prés des codes du cinéma à commencer par une écriture et une mise en scène quasi irréprochable. Pourtant malgré tous ces éloges, le plus paradoxal c’est qu’Uncharted n’est pas original pour un sou dans le fond. L’histoire et les personnages ont déjà été vus mille fois dans des œuvres telles que Tomb Raider, première révélation du jeu vidéo de plate-forme/aventure, narrant l’histoire d’une riche héritière parcourant le monde à la recherche d’artefacts, ou encore d’Indiana Jones pour ce qui est du monde cinématographique. Alors qu’apporte réellement l’équipe de Naughty Dog, me direz-vous ?


Un pixel qui a un cœur :
L’un des défis récurrents pour les développeurs voulant rapprocher leurs jeux du cinéma est bien évidemment l’immersion et la narration. En effet le cinéma et le jeu vidéo sont à la base des médias très différents et nombreux sont les jeux qui ont tenté tant bien que mal à se rapprocher du septième art, mais en vain car les codes du cinéma ne s’appliquent pas forcément à un jeu vidéo. Et ça, les développeurs d’Uncharted 2 l’ont parfaitement compris en adaptant justement ces codes (narration, scénario, mise en scène…) spécifiquement POUR un jeu et non en utilisant des techniques de cinéma. C’est ici que Naughty Dog réussit l’exploit de nous raconter une histoire avec une vraie mise en scène, un vrai scénario et surtout, de vrais personnages qui n’ont jamais paru aussi humains, tous cela pendant que le joueur joue. Une première !

Les points forts qui caractérisent la franchise « Uncharted » sont nombreux à commencer par l’immersion. L’équipe de développement du jeu nous propose depuis le premier volet des endroits et décors exotiques avec un effet « carte postale » absolument somptueux. Chaque passage dans Uncharted vous procure un sentiment de dépaysement total. Il n’est pas rare de lâcher 5min le fil de l’aventure afin d’admirer les différents paysages et éléments à notre disposition comme l’eau, le feu ou la neige (élément principal de cette nouvelle aventure). Toute la partie du jeu au Tibet jouit d’une magnifique palette de couleurs, la séquence du village entre déjà au panthéon des séquences cultes du monde du jeu vidéo. Le level design des différents temples sont aussi magnifiquement bien réalisés, temples qui renferment le plus souvent diverses énigmes et phases de plateformes. Préparez-vous à avoir le vertige.
L’autre point fort réside bien sûr dans le casting, car même si le scénario ne casse pas des briques, il est porté par une ribambelle de personnages joués et interprétés de façon mémorable qui nous font justement oublier tout le côté « classique » de l’œuvre. Nathan ne s’en est jamais autant pris « plein la tronche » que durant cet épisode. Les dialogues d’Among Thieves sont encore plus crus que dans le premier épisode à base de « merde », « putain », « enfoiré »…Le doublage français aussi est important pour un jeu principalement basé sur la narration, vous reconnaîtrez facilement la plupart des doubleurs, à commencer par celui qui interprète Nathan Drake (Mark Wahlberg, Ewan McGregor), Sullivan (Al Pacino)…de grandes voix du doublage français qui permettent à nos personnage en pixels d’avoir un jeu d’acteur de grande qualité. C’est toujours l’une des grandes force d’Uncharted car au-delà des beaux graphismes il y a de vrais personnages avec qui on s’attache au fil de l’aventure.


D’une beauté à en pleurer :
Pourtant, comme je le disais plus haut, les développeurs n’ont absolument rien inventé au niveau du scénario, des personnages et encore moins du gameplay calqué sur Gears of War. Ils ne s’en cachent pas au contraire. En revanche, là où l’équipe fait très fort c’est justement dans l’immersion et le fait que bon sang, on arrive à y croire, et que chaque décor, chaque élément parsemé dans le jeu n’ont jamais été aussi authentiques et dotés d’une âme à l’image du chef d’œuvre de Fumito Ueda, « Shadow of the Colossus ». Saluons au passage la merveilleuse composition de Greg Edmonson.
Quand on regarde l’animation et le moteur physique créé par Naughty Dog pour ces éléments, on peine à croire que c’est bel et bien un jeu, de même que l’animation des personnages revue à la hausse depuis le premier volet, Nathan Drake se voyait déjà composé de 3000 animations pour le premier volet ! Pour la suite des aventures de Nathan Drake, partis sur les traces de Marco Paulo, il était logique de repousser les limites de la Playstation 3 et Naughty Dog n’a vraiment pas fait les choses à moitié. Toujours parfaitement bien optimisé le jeu reste fluide même dans les moments les plus denses, aucun temps de chargement entre les niveaux et les phases de jeu, aucune installation de données sur le disque dur. Naughty Dog apprend clairement à tous les développeurs comment réaliser et optimiser un jeu vidéo.


Conclusion :
La franchise Uncharted franchit clairement un palier, jamais un jeu ne fut aussi maîtrisé de bout en bout grâce au magnifique travail de l’équipe de scénaristes menée par Amy Hennig. Le rythme du jeu ne faiblit jamais, tous les défauts du premier Uncharted ont été corrigés à  commencer par un excellent équilibre entre plates-formes et séquence de gun-fight. Désormais les ennemis n’arrivent plus de manière trop successive et par vagues sorties tout droit d’on ne sait où. Dans Uncharted 2 tout a été réalisé et pensé en fonction de la mise en scène et du level design, ce qui permet au titre de Naughty dog de gagner en crédibilité et en authenticité afin de se coller au plus près de la frontière qui sépare le cinéma du jeu vidéo. Le seul bémol serait peut-être l’IA des ennemis, mais il faut dire qu’Uncharted n’est  pas un Splinter Cell ou un Metal Gear. Les développeurs le savent très bien et ne tombent pas dans le piège du pot-pourri mal inspiré qui aurait la prétention de se prendre pour ce qu’il n’est pas.
La durée de vie est un peu plus longue que le premier épisode : comptez en moyenne entre 10 et 13h de jeu. Un mode online proposant du deathmatch ou du co-op est aussi de la partie.

Uncharted 2 : Among Thieves est bien le jeu de l’année. Il le doit grandement à son équipe de développeurs, passionnés, talentueux, amoureux de leur métier réalisant une œuvre unique qui laissera sans aucun doute une emprunte au même titre qu’un certain « Tomb Raider » à l’époque de la Playstation première du nom.
Le titre de Naughty Dog se voit déjà décerner de nombreuses récompenses (« Meilleur jeu du Salon », « Meilleur jeu console » et « Meilleur jeu d'action-aventure ») et on peut d’ores et déjà dire que c’est amplement mérité.

 

[Avis à chaud] FIFA 10 "How big can football get"

Publié le 23/10/2009 à 17:52 par madealone Tags : fifa foot football madealone sport sports ballon

 

 

Intro :
Passionnés de cinéma, certains membres de l'équipe Madealone sont aussi des passionnés de la culture du jeu vidéo, FIFA 10 étant la grosse sortie du moment, il sera notre premier avis à chaud.

Contexte actuel:
Après avoir remporté 25 récompenses internationales avec FIFA 09, EA à révélé aujourd’hui les premières caractéristiques de la franchise de football la plus vendue dans le monde. En répondant aux attentes des joueurs, exprimées après plus de 275 millions de parties en ligne disputées, FIFA 10 propose une nouvelle norme en matière d’authenticité avec des améliorations apportées à la jouabilité et des innovations qui en font la simulation de football la plus aboutie jamais conçue. Mais avant de réussir un tel exploit, EA dût remanier et diviser totalement son équipe de développeurs, une partie de l’équipe étant responsable des versions next-gen de FIFA (donc PS3 et X360) alors que l’autre partie développe les versions PC / PSP et PS2 (celles qu'il faut éviter en gros). Remaniement total mais ce n’est pas tout car EA profite de sa connaissance en matière de développement sur les consoles nouvelles génération, un comble pour le king of the world des jeux de foot, un certain PES qui n’arrive décidément pas à franchir le cap sur ces nouvelles machines en proposant une version de PES 08 et 09 tout simplement vieillottes avec un gameplay qui reste malheureusement coincé entre deux époques. Un aveu d’échec de Seabass (père fondateur de la série PES) l’année dernière qui disait être franchement intéressé par le moteur graphique et physique de FIFA : « Je serais bien tenté de demander à EA l'autorisation de pouvoir utiliser le moteur de jeu de FIFA, car la gestion physique et l'animation sont vraiment superbes. La modélisation des joueurs ne sont pas tout à fait de mon goût, je dois l'avouer, mais le moteur m'intéresse vraiment beaucoup ».

Pourquoi FIFA 10 est-il le meilleur jeu de foot de tout les temps :
Un nouveau volet pour un jeu de foot, c’est toujours un grand événement pour tous les fans de ballon rond, si certains joueurs restent encore indécis face à FIFA en se disant : « allez, PES cette année c’est la bonne » devrait très vite réviser leurs jugements et prendre le temps et la peine de se casser les dents et de réapprendre à jouer à un jeu de foot. Cette année FIFA 10 surpasse bien évidemment sa précédente version mais montre aussi clairement à PES qu’il ne joue pas dans la même division en corrigeant / remaniant tout les points forts et les plus importants qui composaient déjà un gameplay presque sans faille de FIFA 09

L’intelligence artificielle du bloc équipe / la défense :
Dans FIFA 10, les développeurs ont su coder une intelligence artificielle au top grâce à un travail d’orfèvre concentré sur la défense. Les joueurs n’hésitent plus à se débattre jusqu'à la dernière seconde pour récupérer, intercepter ou relancer le ballon. Il n’est jamais trop rare de voir le pied d’un défenseur bloquer au dernier moment la trajectoire du ballon dans la surface de réparation, de voir un défenseur utiliser carrément son corps, faisant office de véritable bouclier humain. Durant vos parties mouvementées et chaud bouillantes, les « ça passe pas ! » surgiront de toute part tant défendre s’avère être plus simple et un véritable plaisir dans FIFA 10, cela l’était déjà sur FIFA 09 hélas, les joueurs tel que les Cristiano Ronaldo, Rooney etc. avaient plus de chance d’échapper à un tacle où de jouer de leurs physique pour réussir à passer vos défenseurs mais cette année ce n’est plus la même histoire puisque les développeurs ont grandement amélioré la gestion des contacts entre les joueurs. Un Cristiano Ronaldo ne passera pas si facilement face à un Chellini et même si celui-ci s’est déjà fait un peu dépasser dans sa course ! Le défenseur peut ainsi jouer de son physique et de son expérience en maintenant tout de même la pression pour avoir une chance de récupérer le ballon ou de finir sur un violent pressing quitte à faire une petite faute pour stopper la course de l’attaquant, UN VRAI PLUS !


Le dribble à 360° / Une animation proche d’un vrai match de foot :
L’année dernière EA avait séduit bon nombres de joueurs en réalisant un gros travail sur l’animation des joueurs, jamais nous n’avions vu un tel réalisme au niveau de leurs déplacements, jusque dans leurs frustrations après avoir raté un tir, ou éviter une blessure sur un tacle dangereux. Cette année, les animations de FIFA 10 relèvent encore plus le niveau et même s'il s’agit là que de petits détails, ils sont tout de même assez nombreux. Il vous suffit de voir l’animation de votre équipe lorsque vous n’avez pas le ballon pour voir la façon dont elle se déplace, jamais un joueur n’a été aussi proche de son avatar virtuel dans FIFA 10 : pas chassés, possibilité de réguler votre course et même de marcher avec le joystick droit ! (pratique pour feinter sur les coups-francs). Les départs en course de vos joueurs en maintenant la touche R2 se font maintenant de manière progressive, fini les accélérations à la Usain Bolt il faudra gérer vos appels et vos courses avec plus d’anticipation et de tact afin de pouvoir surgir au bon moment et éviter les défenseurs.

Justement en parlant d’éviter les défenseurs, le nouveaux dribble à 360° vient faire son apparition, en réalité ce n’est qu’un prolongement, une amélioration du système de dribble implémenté par EA depuis FIFA 08, désormais tout les axes du joystick sont pris en compte, vos déplacements deviendront encore plus naturel et moins prévisible que l’an passé. Il suffit de faire vos tests dans l’arène avec votre technicien préféré pour vous rendre compte de la fluidité de ces gestes techniques D’une simplicité presque enfantine comparé à l’année dernière, certains gestes sont maintenant plus faciles à reproduire en match mais ce n’est pas pour autant que vous arriverez à passer facilement à tout les coups un défenseur, pour peu que votre adversaire arrive parfaitement à ne pas plonger, rester sur ses appuis lorsqu’il y a un face à face grâce à la touche L2 en maintenant le pressing et surgir au bon moment où tout simplement en dégageant la balle avec un tacle bien senti !

Le nouveau système de dribble reste quand même un plus non-négligeable puisque même lors de vos course, en poussant le ballon avec le joystick droit par exemple, il vous sera possible avec certes un peu de réussite d’arriver à passer un rideau de défenseur en vous faufilant entre les lignes avec le ballon, les grands ponts seront aussi plus facilement réalisables avec un excellent sprinter, tout est une question de dosage. Grâce à ce nouveau système les développeurs arrivent à nous faire ressentir d’avantage la prise en mains de nos joueurs, leurs déplacements sont vraiment naturels et procurent une vraie sensation de liberté sur le terrain. En fait, nous avons encore moins l’impression de diriger les joueurs sur des lignes invisibles, EA l'a parfaitement compris depuis la version 08 de FIFA et c’est ici que l’on se rend compte de la vraie différence entre un FIFA et un PES que Konami n’arrive décidément plus à faire évoluer sur cette génération de consoles.

Contenu :
L’aspect communautaire reste un élément vraiment très cher à EA, grâce au site « EA sports world » les joueurs peuvent collecter des informations sur leurs amis, leurs adversaires (dernier match joué, score, vidéos de buts, ratio…) mais l’élément le plus amusant est l’outil « game face » déjà présent dans d’autres jeux EA comme « Fight night round 4 » qui vous permet d’avoir votre propre avatar virtuel dans le jeu en modélisant votre visage. La version bêta: les serveurs sont pour le moment « out » il faut attendre que EA redonne le coup d’envoi afin que les joueurs puissent télécharger leurs photos. En réalité cet outil marche plus ou moins bien en fonction de votre visage mais le résultat s’avère vraiment impressionnant lorsque c’est réussi ou au contraire assez décevant car vraiment raté, mais il vous est toujours possible de réajuster le tout grâce à l’outil graphique vraiment très simple d’utilisation. Pour profiter de cette fonctionnalité, il faudra obligatoirement vous inscrire sur le site EA Sports football world !
Le season live Adidas fait aussi son retour dans sa version 2.0, le tout pour 9.99euros où 4.99euros LE championnat.
Comme l’année précédente, cet outil permet à votre jeu de rester continuellement à jour. Tous les mercredis une mise à jour sera disponible, elle contiendra la forme du moment pour chaque club présent en Ligue 1, Barclay’s Premier League, Liga BBVA, Bundesliga, Serie A et Primera Division mexicaine. Un vrai plus pour les passionnées qui souhaitent vivre et jouer avec la forme et la disposition tactique actuelle de leurs équipes préférer, le season live prend en compte :
-Blessures
-Transferts
-Suspensions
-Dispositifs
-Titulaires
-Attributs tels que la puissance de frappe, l’accélération, les têtes, etc.

Toujours au niveau du contenu, la licence pour les joueurs officiels des Pays-bas a été obtenue par EA, une bonne nouvelle.

Coup de gueule, la modélisation des joueurs :
J’ai pu lire ici et là sur certains test en point négatif que la modélisation faciale des joueurs de FIFA était ratée, en vérité ce n’est pas tout à fait faux mais ce n’est pas tout à fait vrai non plus. La politique de EA est assez étrange concernant les visages des joueurs. Logiquement ce sont en général les stars des clubs et presque tous les joueurs en sélection nationale qui ont le privilège d’être modélisés et à la limite les futurs grands. Gignac, qui a terminé meilleur buteur en ligue 1 la saison dernière n’est pas modélisé. En revanche, Apoula Edel l’est bel et bien tout comme Jimmy Briand par exemple. Étrange, alors que des figures emblématiques de grandes importances comme certains joueurs de Marseille, le club référence en France (pour les étrangers) ne sont toujours pas modélisés tout comme certains joueurs Lyonnais.

Mais il suffit de regarder la modélisation d’un Philippe Mexes ou d’un Hugo Lloris par exemple, pour se rendre compte du résultat tout simplement bluffant de réalisme. Les visages sont beaucoup plus fidèles et plus affinés, grâce au travail d'animation, les joueurs de FIFA paraissent plus humains que ceux de PES qui ressemblent davantage à des mannequins de cire, la peau beaucoup trop parfaite abusant du dernier gel coiffant à la mode avec un balai dans le cul !


Conclusion :
Plus beau, plus complet, mieux fini, FIFA 10 s’apparente peut-être à un gros patch de prime à bord mais quand on enquille matchs après matchs, il n’en est rien. Des changements majeurs ont vraiment été apportés. Tous les défauts ou presque ont été corrigés et un énorme travail à été fait sur l’IA défensive et le comportement en général des défenseurs. Seul petit bémol concernant les gardiens, même si pour ma part je n’ai pas encore subi de sorties ou de comportements trop hasardeux de leur part, c’est tout de même un retour négatif de la part de la communauté et des testeurs, comme les frappes enroulées qui arrivent peut-être trop facilement au fond des filets. Mais EA devrait réagir comme l’année dernière en proposant un patch correctif rapidement. Le mode carrière à lui aussi été complètement revu et commence à récupérer les points fort de la série LFP Manager (des transferts plus logique, une vrai gestion de votre budget et de vos joueurs…) en revanche le mode Deviens Pro est toujours limité à quatre saisons: dommage !

Que dire de ce nouveau moteur physique ? Les frappes en première intention, les chutes après un tacle viril, le comportement des joueurs mécontents après un hors-jeu ou une action ratée, du comportement du bloc-équipe, de la gestion des contacts, de tous ces petits détails impressionnants qui rendent FIFA 10 encore plus immersif : Old Trafford qui scande « Rooney ! Rooney ! » juste après avoir marqué un but avec celui-ci, la pluie et la neige deviennent maintenant sélectionnables dans les options du jeu, un réel plus aussi comparé à l’année dernière (en match le rendu est vraiment plaisant à voir et saisissant de réalisme).

FIFA 10 a clairement une longueur d’avance sur PES, toujours en terme de licences, en terme de gameplay jamais on ne sait senti aussi libre sur un terrain virtuel, en termes de sensations pures, on retrouve à chaque partie enflammée ce plaisir de défendre nos cages jusque dans les derniers efforts et gestes héroïques de nos défenseurs kamikazes, le bébé d’Electronic Arts s’impose clairement comme la référence en matière de jeu de foot et peut-être aussi de jeu de sport.

« Un petit match ? »

 



Par Vincent.

[Avis à chaud] "District 9" par Vincent

Publié le 21/09/2009 à 14:10 par madealone Tags : district 9 cinema ciné movies movie madealone district peter jackson
[Avis à chaud] "District 9" par Vincent

Synopsis

Des extraterrestres venus se réfugier sur la planète Terre, il y a près de 30 ans, vivent depuis malmenés et sous haute surveillance dans le District 9. La tension est à son paroxysme et le mécontentement de la population est devenu incontrôlable.

 

La genèse de « District 9 » dans la douleur

Le réalisateur Neill Blomkamp à qui l’on doit la fameuse pub « Citroën Transformers » et plusieurs courts-métrages commercial dédié à la série des jeux-vidéo « Halo » sur Xbox se voit épaulé par Mr Peter Jackson (s’il vous plait) afin de réaliser son premier long-métrage, « District 9 » tiré de son premier court « Alive in Joburg ».

La gestation de « District 9 » ne s’est pas faite sans difficulté, en effet Neill Blomkamp devait à la base réalisé l’adaptation cinématographie de « Halo » le FPS à succès de Bungie/Microsoft au côté de Peter Jackson hélas, après quelques problèmes interne entre les deux studios puis une demande de budget jugé plus que faramineuse du point de vue de la FOX et Universal (145M$ tout de même). Les deux comparses décide alors de se tirer de ce merdier et ce malgré des story-boards et un scénario pratiquement achevé pour réaliser « District 9 » un projet qui a d’abord vu le jour sous un format de court-métrage « Alive in Joburg » réalisé par Neill lui-même avec le même personnage principal jouer par l’acteur/producteur Sharlto Copley et ce, pour notre plus grand plaisir, du moins pour le mien.

Car oui « District 9 » est une tuerie à tous les sens du terme, une œuvre d’un déjanté qui ne cache absolument pas ses références comme « La mouche », « Cloverfield », « REC » où « Transformers » pour ne citée qu’eux mais qui les utilisent dans un format cinématographique différent, celle du film de SF intimiste avec ses tout petits 30M$ de budgets. En faite, Blomkamp et P.Jackson réussissent là ou Matt Reeves et JJ Abrams ce sont arrêter avec « Cloverfield » reprenant l’excellente idée du faux-documentaire, caméra à l’épaule le tout filmés ou presque en DV numérique pour ainsi accentué un effet de réalisme saisissant afin que le spectateur se sente encore plus proche des personnages et du monde dans lesquels ils évoluent.

« District 9 » post apartheid
L’histoire de « District 9 » se situe en Afrique du Sud, plus précisément dans la ville de Johannesburg. Pays et ville natale du cinéaste, Neill Blomkamp choisit de placer l’histoire de son film dans un contexte oppressant et particulièrement difficile, reprenant de véritables documentaires et image d’archives où les intervenants mettent leurs peurs et leurs doutes face caméra envers les réfugiés immigrants venu s’installer dans leurs pays déjà en crise et surpeuplé.
Et bien imaginé ces immigrants remplacé par une race inconnue venue d’une autre planète ! Ce choix permet à Blomkamp de poser l’histoire dans un contexte proche de la réalité avec une vraie réflexion à travers des images d’une véritable intensité notamment grâce à l’appui des SFX de « District 9 ».

Une technique parfaitement maîtrisé
« Le projet Blair Witch » fût à peu de choses prêt l’une des premières œuvres cinématographique à avoir choisi de filmé en vue subjective  au format DV, il est quand même assez intéressant d’un  point de vue technique de voir ce « procédé » innover au fil du temps. « Cloverfield » avait clairement pausé les bases en incrustant avec brio des effets spéciaux remarquable sous un format DV HD en reprenant les bases du « films de monstres », Neill Blonkamp choisit d’emprunter ce même procédé pour « District 9 » mais ce qui différencie grandement « District 9 » des « Cloverfield », « REC » etc. c’est le fait que ce procédé sert parfaitement bien l’histoire et le contexte dans lesquels les protagonistes évolues.  Ce n’est plus simplement « de le technique » au sens péjoratif du terme, ce que certain pouvait aisément reprocher à « Cloverfield » par exemple ou même « REC ».
 Dans « District 9 » en plus du fait que les SFX soient parfaitement bien intégrés dans les prises de vues réels (jamais un extraterrestre aura été aussi palpable) Blonkamp arrive à nous faire oublier qu’il s’agit la d’un choix technique et ce n’était foutrement pas gagné d’avance, BRAVO !

Une évolution cinématographie majeur
Neill Blomkamp réussit tout simplement l’exploit de faire de « District 9 », sa première réalisation un grand film de science fiction, avec un budget plus que modeste au même titre que son petit frère « Cloverfield », Blomkamp transforme son première essai « Alive in Joburg » en long-métrage d’une façon prodigieuse notamment grâce à la performance de l’acteur principal Sharlto Copley. Petite révélation, l’acteur/producteur qui incarne le personnage de Wickus dans un rôle d’anti-héros vraiment détestable au départ exploite un panel d’émotions vraiment complet presque sans failles, victime de ce qui lui arrive et de son état s’aggravant jour après jour, le personnage de Wickus rappel sans aucun doute celui de Seth Brundle incarné par Jeff Goldblum dans le cultisime « La mouche » de Cronenberg.
Au fil des minutes, on se rend vite compte à quel point « District 9 » n’est qu’en réalité qu’un excellent pot-pourri. Si Blomkamp n’invente peut-être rien dans la forme de prime à bord, il le compense fortement dans le fond car, pour une fois comme cité plus haut la technique sert vraiment le métrage par ailleurs, il faut quand même reconnaitre l’excellente maîtrise de certaines séquences comme celle ou Wickus dirige un mecha faisant indéniablement penser au manga « Evangelion » où encore toute la partie au Wickus et Christopher font corps ensemble pour récupérer un objet d’une grande importance dans un labo scientifique, efficace, violente faisant sans aucun doute références à certains FPS !

Conclusion
En nous montrant avec une facilité presque déconcertante que l’on peut faire du sensationnel, du grand spectacle en s’inspirant des tendances techniques du moment et de certains cinéastes avec en plus de cela une vraie réflexion sur la tolérance, la capacité d’intégration…à travers si peu de moyens à l’heure ou les blockbusters craches de plus en plus de millions de dollars chaque année, Neil Blomkamp futur grand prouve définitivement qu’il peut émerger de grands moments de cinéma sincère et vraiment honnête, tout simplement MERCI.

Article rédigé par Vincent.

[Avis à chaud] "Inglorious Basterds" par Vincent

Publié le 22/08/2009 à 17:24 par madealone Tags : quentin tarantino inglorious basterds tarantino cinema ciné

 

inglourious_basterds_xlg-712303.jpg

 

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa (Christoph Waltz). Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis.

Introduction
Le voilà le nouveau Tarantino, après avoir œuvré sur sa dernière franchise « Kill bill » véritable transposition du manga en live sur grand écran et du sympathique « Boulevard de la mort » le réalisateur de Pulp Fiction rend hommage au western spaghetti et à la seconde guerre mondiale en revisitent l’histoire à sa manière. N’allez donc surtout pas voir Inglorious Basterds en pensant allez voir une œuvre historique authentique et fidèle de la seconde guerre, Tarantino prend en effet le parti pris de changer l’histoire pour nous offrir SA propre version ce qui lui permet par la même occasion une certaine liberté pour orchestré son œuvre de la manière la plus « Tarantinesque » qui soit. C’est exactement pour ce style parfois toujours imité mais jamais égalé qu’un film de Quentin Tarantino reste un événement. Pour sa galerie de personnages charismatiques, ses dialogues taillés au couteau, ses séquences d’action (surtout) depuis Kill bill et l’amour d’un vrai passionné de cinéma qui aime revisiter les genres et les styles du 7ème art.

Déception
Malheureusement Inglorious Basterds ce révèle être pour ma part une déception car même si la dernière œuvre de Tarantino est à n’en point douté une véritable preuve d’amour pour le cinéma, il reste le film le moins abouti au niveau du rythme, des dialogues et de la maitrise des personnages.
Pourtant, le film commence à la perfection, avec une séquence d’introduction absolument magistral ou Tarantino réussi à rendre palpable une tension insoutenable. La dite séquence met en scène LE personnage du film, le colonel Hans Landa « chasseur de juifs » habité par un Christoph Waltz à la limite du comique et du mal absolue jouant avec une gestuelle impressionnantes, il habite son personnage, il EST le colonel Hans Landa et face à lui l’acteur français Denis Menochet pour un interrogatoire des plus « glaçant ». Afin d’éviter tout spoiler je n’irais pas plus loin mais pour ma part, cette séquence reste la partie la mieux maîtrisé du métrage (gestion de l’espace, du cadrage, du rythme des dialogues…) et pourtant ce n’est pas une des très peu nombreuses séquences d’action d’Inglorious Basterds. Oui car c’est malheureusement l’un des problèmes majeurs du film, ceux qui étaient venus pour s’éclater à voir du cassage de nazi au même titre que ceux qui étaient allé voir Uma Thurman découpé des types au sabre seront déçus. Inglorious Basterds n’est pas aussi rythmé et effréné que Kill bill à l’image de sa bande annonce, c’est avant tout un film basé sur le dialogue ou Tarantino filme la majeur parti du temps ses personnages dans des pièces, autour de tables, dans un café, en face d’un cinéma…en réalité le dernier film de Tarantino fait plus le lien entre cinéma et théâtre au bout du compte.

Problème de rythme et d’équilibre
Cela n’aurait pas été un problème si « QT » avait gardé la même tension et la même maîtrise qu’il avait parfaitement réussi à instauré durant la séquence d’introduction, car en effet un rythme lourd vient s’installer entre le troisième et le quatrième chapitre. Les « bâtards » ne sont finalement que très peu mise en avant pourtant le début du film laisse clairement présager le contraire avec une mise en exposition classique mais maîtrisé pour l’un des « bâtards » de la bande jouer par Til Schweiger hélas, le soufflet retombe aussitôt après une petite séance de tabassage « gentil » à la batte et quelque scalpes, pour le reste finit, attendez et subissez environ 1h40 de dialogues. Subir en effet, car Inglorious Basterds nous sert une avalanche de dialogues qui n’en finissent pas et qui auraient très bien pu être raccourcit sans pour autant enlever la tension que veut absolument conserver « QT », seul Christoph Waltz, le colonel nazi tire son épingle du jeu. Pour être clair il efface littéralement tous les personnages présent à côté de lui, Mélanie Laurent en l’occurrence est beaucoup trop juste dans son jeu et ne fait pas le contrepoids face à l’intensité du jeu de Waltz. Le plus frustrant c’est tout simplement le faite que Tarantino a créer ici un personnage très bon, trop bon même mais dans son film le moins réussi car à la fin la seule chose que l’on retient réellement au-delà du message et de l’hommage que rend Tarantino au Cinéma, pour le Cinéma c’est la performance absolument ahurissante de cet acteur. Au finale, si vous allez voir Inglorious Basterds, c’est avant tout pour lui.
C’est d’autant plus triste de voir « QT » délaissé ses « bâtards » car bon sang il s’agit bien du titre du film non ? La confrontation entre le personnage de Brad Pitt (Aldo Raine) et Christoph Waltz (Landa) aurait pu être encore plus jouissive et « décapante » si Tarantino avait pris le soin d’équilibrer le rythme de son film (dialogues/personnages). Avec l’énorme soin apporté au personnage de Hans Landa tout au long du métrage, « QT » ce tire (délibérément ?) une balle dans le pied sur la fin en l’expédiant avec une facilité déconcertante que l’on en lui connait pas. On est foutrement bien loin de l’intensité de la confrontation entre Marsellus Wallas et Butch Coolidge de Pulp Fiction.

Conclusion
Même si Inglorious Basterds reste ponctué de certaines séquences magnifiques notamment grâce à Christoph Waltz et de quelque dialogue « Tarantinesque » réussi (la séquence en italien), c’est finalement trop peu surtout sur 2h34 !
Le message du réalisateur est pourtant clair comme de l’eau de roche et parfaitement louable (la puissance du cinéma et son pouvoir) mais il est malheureusement plombé par un rythme mal dosé, des « bâtards » trop peu exploités, des dialogues qui ne cessent de tourner en rond qu’il n’arrive décidément plus à maitriser à la perfection cela ce ressentais déjà sur le deuxième volet de « Kill bill » et « Boulevard de la mort » ou « QT » ne retrouvait plus ce qui faisait la force et en même temps l’extrême simplicité des dialogues de Pulp fiction, son œuvre décidément majeur de sa filmographie.
Inglorious Basterds dans le fond, reste son film le moins culotté, le moins tranchant et surtout le moins abouti. Un bout de pelloche beaucoup trop gentil et moins « badass » qu’il aurait dû être et ce malgré tout l’amour d’un cinéaste pour le 7ème art mais peut-être que la raison se trouve ici, « QT » mûrit et son cinéma évolue mais personnellement j’aimerais retrouver ce gars qui passe toute une séquence à parler du « quarter pounder » et du système métrique foireux, du gars qui ose prendre un malin plaisir à mettre ses personnages dans des situations plus qu’inconfortable (cf. Marsellus Wallas) où encore du mec qui s’éclate à filmé pendant une bonne dizaines de minutes des super méchants ce faisant découpé au sabre par une Uma Thurman en furie parce que franchement, c’était plus bandant.

[Avis à chaud] "GI-Joe" par Vincent

Publié le 06/08/2009 à 22:19 par madealone Tags : gi joe movie cinema ciné avis critique



Depuis que Michael Bay a réussi le pari de rendre crédible nos petits Transformers d’entant c’est au tour de Stephen Sommers (la Momie 1 et 2, Van Helsing…) d’y mettre son grain de sel avec « G.I Joe ». Après les succès absolument phénoménaux des deux premiers Transformers, il semblait tout à fait logique qu’HASBRO propose à la Paramount d’adapter ses « G.I Joe » au cinéma.

Ne perdons pas de temps sur le pitch du film, un grand méchant écossais veut mettre à mal l’humanité, pourquoi ? Pour que le monde éprouve la plus grande peur qu’il n’ait jamais connu TIN tin ! Voilà la base du scénario de « GI-Joe », il est clair que de toute manière le film ne s’adresse en majeure partie qu’à un très (très) jeune public tant certaines séquences font penser aux films d’aventure ou de monstres des années 80’s 90’s. Il faut voir l’une des scènes finales pour le croire, Stephen Sommers n’a pas cherché à comprendre et assume complètement ce premier degré qui en fera sourire plus d’un.

Mais en ce qui nous concerne, nous ne venons pas voir « GI-Joe » pour son scénario, ni même pour ses dialogues mais pour espérer y trouver un côté fun, décalé et de grosses séquences d’action. De l’action, il n’en manque pas : le film est suffisamment bien rythmé et la séquence dans Paris vaudra à elle seule votre place de cinéma, tout simplement énorme ! En fait c’est bien simple : imaginez tous les ingrédients qui composent une séquence d’action, tout ce qu’il est possible de réaliser à l’heure actuelle en terme d’effets spéciaux, qu’un réalisateur secoue bien le tout comme il faut et vous l’envoie en pleine tronche en prenant bien soin de ne pas gâcher une seule goutte, ce qui vous donne au final, UN JOYEUX BORDEL. Des voitures qui voltigent, des monuments historiques qui s’écroulent, une course poursuite dans un Paris plein d’embouteillages, un ninja qui s’accroche sur le toit d’un Hummer qui ce transforme en char d’assaut et qui envoie des missiles, deux mecs en combinaisons « super cheap » qui courent comme des tarés à 80km/h… Oui, « GI-Joe » est un foutoir pas possible à l’image de son découpage narratif (une présentation des personnages en roue libre) ses déluges d’effets spéciaux parfois un peu bancals, mais qu’importe le plaisir, coupable ou non, est bien présent.

Si le début du film m’a fait tout de même un peu peur, on se retrouve par la suite comme des gosses à voir Duke et Ripcord courir avec leurs combinaisons accélératrices, foutre un bordel pas possible dans notre capitale, à voir des acteurs avec un jeu supra-théâtral au premier degré (Dennis Quaid dans le rôle du général Hawk est assez hilarant), de l’humour, une bonne instru’ composée par Alan Silvestri (Predator, Retour vers le futur…) de bonnes grosse scènes d’action sous un déluge de SFX qui s’apparentent parfois à de la bouillie visuelle, des personnages que l’on appelle « Storm Shadow », « Snake Eyes » ou « Destroo »… C’est clair, « GI-Joe », au même titre que Transformers nous rappelle effectivement qu’un beau jour on étaient tous des mioches ^^

Il ne manque plus qu’à « MATTEL » d’adapter les aventures de « Ken et Barbie ».

Article rédigé par Vincent

[Avis à chaud] "Public Enemies" par Vincent

Publié le 13/07/2009 à 17:33 par madealone Tags : madealone avis public enemies critiques analyse movie film ciné cinema

Affiche Public enemies

 

L'introduction
Après avoir réussi le pari de transporté « Miami Vice » au goût du jour, sur le grand écran Michael Mann ressuscite John Dillinger (Johnny Depp), braqueur de banque, l’ennemi public numéro 1, le « Jacques Mesrine » des Etats-Unis des années 30. Il y avait tout, absolument tout les ingrédients pour que « Public Enemies » soit peut-être LE film de Michael Mann, son nouveau « Heat » puisqu’il faut bien l’avoué la référence pour tous cinéastes et fan du bonhomme reste encore ce polar qui date maintenant de 13ans.

Un problème de rythme et de paradoxe

Hélas « Public Enemies » et bel et bien une déception car le film s’avère beaucoup trop long dans sa deuxième partie. Un cruel manque de rythme se fait ressentir et les personnages ne sont pas la pour rehausser le ton. Au niveaux des personnages principal, si Johnny Depp incarne à la perfection Dillinger il n’en est pas de même pour Melvin Purvis incarné par un Christian Bale qui manque cruellement de profondeur ce qui est assez paradoxal compte tenu du personnage qu’il incarne et des événements qu’il traverse, un flic maladroit et désemparé qui mène tous ses hommes ou presque à l’abattoir. Et pour Marion Cotillard et bien je dois avouer que c’est l’une des principales révélations du film, c’est elle et elle seule qui vient (re)donner un second souffle dramatique qui manqué cruellement à l’histoire, un jeu sobre et tout en retenu qui lui va comme un gant. Quand aux personnages secondaire il y en a un paquet mais ils sont aussi épais qu’une feuille de papier, à aucun moment on ne s’attache vraiment aux hommes de Dillinger pas même son meilleur acolyte jouer par Jason Clarke (Red) même combat pour les membres du FBI dirigé par Melvin Purvis…des « fantômes » dans une œuvre qui contient pourtant d’indéniable qualité déjà en terme de réalisation.


C’est peut-être ici que réside le problème en fin de compte, « Public Enemies » est un paradoxe car la ou tout le monde s’attendait au moins à voir des braquages de banques épique dirigé par un maître qui a le sens du détail et de l’espace, Michael Mann se contente du strict minimum syndical avec peut-être un seul braquage vraiment intense et encore même le braquage de banque du Joker dans « The Dark knight » a plus de gueule. La dernière fusillade de nuit dans le chalet plutôt bien fichue aussi il faut l'admettre mais complètement dénué d'enjeux dramatique tant le film s'avère froid comme un glaçon, on peut entre-apercevoir à travers un ou deux plan le souffle épique qui manque à Public Enemies, frustrant.


Une réalisation fidèle à Michael Mann mais…
« Public Enemies » est foutrement carré dans la reconstitution des années 30, dans son ambiance, le son et la brutalité des impacts de balles, la musique composé par Elliot Goldenthal est excellente…en revanche petit bémol en ce qui concerne le choix de filmé tout en numérique, un procédé adopté par Michael Mann depuis « Ali », « Collateral » et « Miami Vice ». Si certaines scènes sont effectivement filmées en péloche, la globalité du film est filmé en DV et il faut avouer que par moment on y voit qu’eu- dal notamment dans les séquences de nuit. L’image est sale et parfois un peu flou (le comble du paroxysme est atteint si jamais vous avez la malchance d’être dans une salle ou votre projectionniste doit changer de métier). La question fondamentale ce doit d’être posé, « Public Ennemies » n’aurait-il pas mieux fait de rester en pellicule ?

Conclusion
M.Mann réalise un film presque sans âme à cause notamment d’un rythme foutrement mal dosé, sauvé in-extremis par sa dernière partie beaucoup plus réussi beaucoup plus dramatique et intense qui vient enfin rendre à John Dillinger son statut d’icône auprès du peuple américains mais tout cela grâce aussi à Marion Cotillard, le problème est que cette touche dramatique arrive beaucoup trop tard.